Maladie de Parkinson : symptômes, évolution, diagnostic et aide à domicile

Symptômes, diagnostic, traitements et conseils pour vivre avec Parkinson à domicile. Auxicare vous accompagne au quotidien en île de France.

Maladie de Parkinson : symptômes, évolution, diagnostic et aide à domicile

La maladie de Parkinson est une affection neurologique chronique qui touche majoritairement les personnes de plus de 60–65 ans. Elle entraîne des troubles du mouvement, mais aussi de nombreux symptômes moins visibles qui pèsent sur le quotidien : fatigue, troubles du sommeil, de l’humeur ou de la mémoire.

Chez Auxicare, notre rôle est d’aider les personnes atteintes de Parkinson à rester à domicile en sécurité, avec un accompagnement humain, stable et adapté à chaque étape de la maladie. Cette page vous explique les principaux symptômes, le diagnostic, l’évolution et les solutions possibles pour aménager la vie à la maison.

Qu’est-ce que la maladie de Parkinson ?

La maladie de Parkinson est caractérisée par la disparition progressive des neurones responsables de la production de dopamine, un neurotransmetteur essentiel pour le contrôle des mouvements du corps. Bien qu'elle soit souvent associée aux tremblements, la maladie présente une gamme variée de symptômes, notamment la lenteur des mouvements, la raideur musculaire et d'autres symptômes non-moteurs tels que la dépression et la fatigue.

C’est une maladie évolutive : les symptômes apparaissent petit à petit et varient beaucoup selon les personnes.

Quels sont les symptômes de Parkinson ?

On distingue deux grandes familles de symptômes : moteurs (les plus visibles) et non moteurs (souvent sous estimés).

Symptômes moteurs (les plus connus)

La triade des symptômes moteurs c'est :

  1. Le plus célèbre : Des tremblements au repos 
  2. La bradykinésie, c’est-à-dire un ralentissements des mouvements 
  3. La rigidité des membres,  aussi appelée hypertonie

Au quotidien, cela peut se traduire par :

  • une marche plus petite et moins stable,
  • des difficultés à se lever ou se retourner,
  • une écriture qui rapetisse,
  • un visage moins expressif. 

Symptômes non moteurs (la face cachée)

Ils peuvent précéder les troubles du mouvement ou s’intensifier avec le temps :

  • de loin le symptôme le plus handicapant : une fatigue importante (80 à 100 % des cas) liée à la dégénérescence des neurones à dopamine
  • En lien, des troubles du sommeil et impression d’un sommeil non récupérateur (40 à 80 % des cas)
  • Des troubles digestifs et urinaires (30 à 90 % des cas)
  • Baisse de l’odorat
  • Salivation abondantes 
  • Parfois troubles cognitifs : baisse de la mémoire, troubles de l’attention et ralentissement de la pensée
  • Des troubles psychiatriques tels que : dépression, anxiété, apathie.

Attention, « Il ne faut pas confondre ces perturbations de l’émotion avec le manque d’expressivité du visage et du langage, qui sont des troubles moteurs» affirme la Neurologue Chantal Hausser-Hauw.

Comment se fait le diagnostic de la maladie de Parkinson ?

Le diagnostic de la maladie de Parkinson est avant tout clinique. Il repose sur l’historique médical du patient et surtout sur un examen neurologique réalisé par un neurologue qui analyse les symptômes, leur apparition progressive et leur évolution dans le temps.

Pour orienter le diagnostic, le médecin recherche au moins deux signes de la triade typique : akinésie (lenteur ou raréfaction des mouvements), rigidité musculaire et tremblement de repos. Cette étape est essentielle car la maladie peut être confondue avec d’autres pathologies présentant des signes proches.

Certaines situations peuvent en effet ressembler à la maladie de Parkinson, notamment :

  • un état dépressif, qui peut provoquer une apathie, un état figé ou un visage peu expressif,
  • des accidents vasculaires cérébraux (AVC), responsables de troubles de l’articulation ou de la déglutition parfois similaires à ceux observés chez les personnes parkinsoniennes,
  • un syndrome parkinsonien traumatique (ou pugilistique), lié à des traumatismes répétés,
  • ainsi que d’autres maladies neurologiques ou troubles cognitifs.

Il n’existe pas de test unique confirmant Parkinson. Toutefois, des examens complémentaires peuvent être demandés pour éliminer d’autres causes : examens biologiques sanguins et imagerie cérébrale (scanner, IRM, scintigraphie cérébrale). Ils permettent notamment d’exclure :

  • un autre type de tremblement, comme le tremblement d’action,
  • un syndrome parkinsonien induit par certains médicaments (neuroleptiques, anti-émétiques…),
  • une intoxication (par exemple à certains métaux comme le manganèse),
  • ou d’autres pathologies neurologiques.

Enfin, la confirmation du diagnostic intervient souvent après plusieurs mois d’évolution, lorsque l’on constate une amélioration nette des symptômes sous traitement dopaminergique. Cette réponse au traitement est un argument majeur pour confirmer la maladie et limiter les erreurs diagnostiques.

Comment la maladie de Parkinson évolue-t-elle dans le temps ?

L’évolution de la maladie de Parkinson est progressive et varie d’une personne à l’autre. Au début, les traitements permettent d'atténuer les symptômes et de maintenir une bonne autonomie pendant plusieurs années.

Avec le temps, malgré les traitements, certains troubles moteurs peuvent s’accentuer (lenteur, raideur, troubles de la marche, risque de chutes) et des symptômes non moteurs peuvent devenir plus présents (fatigue, troubles du sommeil, troubles urinaires ou digestifs, difficultés d'attention).

Quels sont les traitements disponibles pour la maladie de Parkinson ?

Il n’existe pas encore de traitement qui guérisse Parkinson, mais plusieurs approches permettent de réduire les symptômes et de mieux vivre avec la maladie.

Les principaux traitements médicamenteux

L-DOPA

Ce médicament vise à compenser le manque de dopamine. Il améliore les troubles moteurs, surtout au début. 

Après plusieurs années, les symptômes réapparaissent. À cet instant, le médecin peut proposer de fractionner les doses (3 à 4 prises dans la journée) afin de réguler les symptômes.

Les inhibiteurs de la catéchol-O-méthyl transférase

Ces médicaments permettent de prolonger les effets de la dopamine et donc d’éviter la présence des symptômes. Couplé à la L-DOPA, ils augmentent les effets de ce dernier.

Les inhibiteurs de la monoamine oxydase de type B ou IMAO-B 

Ces médicaments bloquent les enzymes responsables de la diminution de la dopamine grâce à leur action dopaminergique.

Les agonistes dopaminergiques

Les agonistes reproduisent l’action de la dopamine dans le cerveau et permettent donc de diminuer eux aussi l’intensité des tremblements, de la rigidité et de l’akinésie (lenteur des mouvements).

Rééducation et activité physique

On le sait, l’activité physique joue un rôle important dans la qualité de vie de chacun. Chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson, c’est un réel pilier thérapeutique.

Introduire une activité douce régulièrement fait une vraie différence : stimulation de l'activité cérébrale, amélioration de la mobilité, génération de dopamine, neuroplasticité, diminution des dyskinésies,...

La Haute Autorité de Santé recommande, en complément du traitement médical, la kinésithérapie, avec des exercices adaptés à chaque symptôme et chaque personne, permettant de ralentir la détérioration de la souplesse ou encore de l’équilibre. 

Pour les problèmes de déglutition et de paroles qui apparaissent au fur et à mesure que la maladie progresse, il est conseillé de consulter des orthophonistes. Ceux-ci proposent des exercices de relaxation, d’articulation, de respiration mais prodiguent également des conseils pour éviter les fausses routes lors de la prise des repas.

Pour continuer de communiquer au mieux avec les autres, malgré l’altération des muscles du visage, les orthophonistes proposent une thérapie myofonctionnelle qui vise à réduire la perte de la parole et préserver le tonus des muscles faciaux grâce à des exercices musculaires ou encore des massages.

Vivre à domicile avec Parkinson : conseils pratiques

Être atteint de Parkinson ne signifie pas un départ en structure adaptée. Rester chez soi est possible longtemps, à condition d’anticiper.

Sécuriser le logement

Pour s’adapter aux problèmes moteurs générés par Parkinson et aux risques de chutes qu’ils peuvent entraîner, il est judicieux de sécuriser son logement notamment en  évitant les tapis glissants, en installant des barres d’appui et en gardant les objets du quotidien accessibles.

L’installation de WC surélevés et d’une douche à l’italienne peuvent aussi sécuriser le logement, au même titre, si cela est possible, que d’aménager une chambre en rez-de-chaussée.

Installer une téléassistance 

L’adaptation du logement permet de limiter les risques, mais il ne les empêche pas pour autant. Pensez à la téléassistance.
En portant un bracelet ou un médaillon, vous pouvez joindre en cas d'incident (chute, malaise,...), à n’importe quelle heure, n'importe quel jour, une plateforme téléphonique qui se chargera d'appeler un proche ou un service de secours en fonction de la gravité.

Le rôle clé des proches aidants

Les proches sont souvent au cœur de l’organisation : rendez-vous médicaux, traitements, soutien moral, vigilance au quotidien... Mais l’aidant peut s’épuiser. Que vous soyez un Parkinsonien ou un proche, il est important de vous faire aider. N’hésitez pas à demander conseil à votre médecin traitant pour une aide psychologique.

Vous pouvez aussi vous tourner vers les associations de patients, à l’écoute, connaisseuses du sujet, elles peuvent vous aider dans vos démarches (administratives, droits, services médico-sociaux).

Quelles aides financières possibles ?

Selon la situation, plusieurs dispositifs peuvent aider à financer l’accompagnement à domicile :

Comment Auxicare accompagne les personnes atteintes de Parkinson ?

Vivre avec la maladie de Parkinson n’implique pas forcément un départ en établissement spécialisé. Avec un accompagnement adapté, il est souvent possible de rester chez soi longtemps et en sécurité. Auxicare organise une aide à domicile sur mesure dans tous les départements d'Île de France (Hauts-de-Seine 92, Val-de-Marne 94, Seine-Saint-Denis 93, Yvelines 78, Essonne 91, Seine-et-Marne 77, Val-d’Oise 95, Paris 75).

Nos auxiliaires de vie sont formées aux pathologies neurodégénératives : aide à la toilette et à l’habillage, préparation et prise des repas, aide aux déplacements, présence de nuit, stimulation cognitive , accompagnement aux rendez-vous médicaux... 

Après un premier échange, nous évaluons vos besoins et mettons en place un planning adapté au rythme de la personne et aux recommandations médicales.

Besoin d’un accompagnement Parkinson à domicile ? Appelez-nous ou demandez à être rappelé gratuitement.

FAQ – Questions fréquentes sur Parkinson

Quels sont les premiers signes de Parkinson ?

Souvent, le premier signe est un tremblement d’une main au repos. On observe aussi une lenteur inhabituelle pour les gestes du quotidien, une écriture plus petite ou une raideur musculaire. Les symptômes peuvent débuter d’un seul côté du corps. En cas de doute, parlez-en à votre médecin traitant, qui pourra vous orienter vers un neurologue.

Parkinson est-elle une maladie héréditaire ?

La maladie de Parkinson n’est pas héréditaire, bien que certaines formes familiales existent, liées à des anomalies génétiques, mais elles sont minoritaires. 

Peut-on vivre longtemps à domicile avec Parkinson ?

Avec un traitement adapté, une rééducation régulière et, si besoin, une aide à domicile, il est tout à fait possible de vivre longtemps à domicile. L’anticipation des besoins, l’aménagement du logement et le soutien aux aidants sont essentiels.

Quand faire appel à une aide à domicile ?

Lorsque certains gestes deviennent compliqués (toilette, habillage, repas, déplacements, sorties, prise de traitement), la mise en place d’une aide à domicile permet de sécuriser le quotidien.

Quelles aides financent l’accompagnement ?

Selon l’âge et la situation, plusieurs dispositifs existent : APA (Allocation personnalisée d’autonomie) après 60 ans en cas de perte d’autonomie, PCH (Prestation de compensation du handicap), aides des caisses de retraite, des mutuelles. Un conseiller Auxicare peut vous guider dans les démarches et vous orienter vers les bons interlocuteurs.

Glossaire 

Qu’est ce que la Dopamine ? 

Une molécule produite par certains neurones qui l’utilisent comme messager chimique pour transmettre des informations à différents circuits cérébraux et qui joue un rôle essentiel dans le mouvement, la motivation, le plaisir et la récompense. 

Qu’est ce que la Neuroplasticité : 

C’est la capacité du cerveau à se restructurer et à réorganiser ses connexions neuronales en réponse à l’expérience, à l’apprentissage, aux blessures ou à d’autres stimuli environnementaux. 

Qu’est ce que la Dyskinésie : 

Ce sont des mouvements anormaux, involontaires et souvent répétitifs du corps.

Pour en savoir plus : Le site officiel de la maladie de Parkinson.

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